Violences faites aux femmes : l’application App-Elles lancée au Sénégal

A woman walks in front a mural painting of Cheikh As-Saïdi Al Hadji Malick Ibn Uthman Ibn Demba Ibn Chamsidine SY, a scholar of the Maliki school of Law and of the Ash'arite theology school, as well as an imam of the Sufi brotherhood Tidjane, on June 25, 2015 in Dakar. Graffiti featuring religious figures, politicians, daily life scenes, as well as Ebola and malaria prevention messages cover the walls of certain streets of Dakar. Written in French or in Wolof, these messages can have educational purposes while others merely contribute to embellish the capital. AFP PHOTO / SEYLLOU (Photo by SEYLLOU / AFP)

L’invention de Diariata N’Diaye permet aux victimes d’agressions sexuelles d’appeler à l’aide rapidement et discrètement.

« Doyna ! »« Doyna ! » Sur la place de la Nation, à Dakar, retentit ce terme qui, en wolof, signifie « stop ». Début juin, des centaines de Sénégalaises réunies au cœur de la capitale scandent cette injonction d’en finir avec les féminicides et les violences faites aux femmes. En mai, le meurtre de Bineta Camara, 23 ans, étranglée dans la maison familiale par un ami de son père après s’être refusée à lui, a été celui de trop. Depuis, les manifestantes exigent la criminalisation du viol et des peines plus lourdes pour les agressions, le harcèlement sexuel et les mariages forcés.Lire aussi  Au Sénégal, « il est urgent de voter une loi criminalisant le viol ! »

Ce désir de justice renvoie Diariata N’Diaye à sa propre histoire. L’entrepreneuse française d’origine sénégalaise se souvient qu’en vacances au pays alors qu’elle avait 15 ans, on avait tenté de la marier de force. Aujourd’hui, à 34 ans, cette militante vosgienne est de retour au Sénégal pour y lancer son application, App-Elles, conçue en 2015 afin de porter assistance aux victimes de violences et à leurs proches. « L’idée est de centraliser plusieurs fonctionnalités afin de répondre à une situation de détresse, explique-t-elle. On n’a pas toujours la possibilité ou le temps d’appeler la police quand on est agressé. »

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