Véhicules administratifs : 307 milliards de francs dépensés en 7 ans

Affirmant sa volonté de réduire davantage le train de vie de l’Etat, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, porte une attention particulière à la rationalisation du parc des véhicules administratifs.

Le président de la République requière dans cette perspective l’adoption d’un nouveau dispositif réglementaire sur les conditions d’acquisition, d’affectation, d’utilisation et de cession des véhicules administratifs. Dans le même ordre d’idée, il recommande à son gouvernement d’étudier « la possibilité de remplacer les dotations budgétaires en carburant, entretien et réparation de véhicules par des indemnités représentatives ».

S’exprimant dans le cadre de la cérémonie officielle de lancement du Programme d’appui à la modernisation de l’administration, le 5 aout 2019 au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio, Macky Sall a émis le souhait de renforcer les évolutions qualitatives des services de l’Etat. A ce propos, il a dressé un bilan d’étape suite à sa réélection intervenue en février dernier et enjoint dès lors ses collaborateurs à se serrer la ceinture. D’autant plus que des économies d’échelle peuvent être effectuées en procédant à certains réajustements :

« Sous ma gouvernance, de 2012 à nos jours, nous avons dépensé plus de 307 milliards de francs Cfa en achat de véhicules pour l’administration. Je ne parle pas des entretiens, de la consommation de carburant… » a-t-il laissé entendre, non sans préciser que malgré les efforts qui ont été réalisés, l’Etat continue d’enregistrer beaucoup de dépenses à ce niveau.

Toilettage réglementaire

Le président Macky Sall souhaiterait  donc procéder à un toilettage des textes réglementaires. Notamment à celui du le décret n° 2008-695 du 30 juin 2008 qui réglemente l’acquisition, l’attribution et l’utilisation des véhicules administratifs et fixe les conditions dans lesquelles des indemnités compensatrices peuvent être allouées à certains utilisateurs de véhicules personnels pour les besoins du service.

Un renfort  des prérogatives de la Commission de contrôle des véhicules administratifs (CCVA), créée au sein de la Présidence de la République en 1996, semblerait aussi opportun.

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