Sexe, mendicité: Un nouveau rapport épingle le Sénégal

La Coalition Nationale des Associations et ONG en Faveur de l’Enfant (CONAFE) en collaboration avec le réseau ECPAT International a présenté le rapport sur l’échelle, l’ampleur et le contexte de l’exploitation sexuelle des enfants au Sénégal. Ce rapport met à nu les dérives de la mendicité forcée et la servitude domestique qui exposent les enfants à l’exploitation Sexuelle.

La pauvreté chronique favorise l’exploitation des enfants à des fins de prostitutions au Sénégal.  C’est ce qui ressort  du rapport publié hier par la Coalition Nationale des Associations et ONG en Faveur de l’Enfant (CONAFE). Ledit rapport révèle que des filles  âgées de 15 à 18 ans, issues des zones rurales et périurbaines sont contraintes de recourir à la prostitutions dans les villes et els zones touristiques pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Une exploitation à des fins de prostitutions est également fréquente sur les sites d’orpaillage à Kédougou ou des réseaux de traite sont organisés. Ce rapport montre que pour accéder à un niveau de vie supérieur, certaines filles de 13 à 18 ans participent à leur propre exploitation en pratiquant le « Mbaran ». Une pratique qui favorise la prolifération des maladies sexuellement transmissibles consiste à avoir plusieurs partenaires sexuels réguliers en contre partie de l’argent et des cadeaux. Le rapport indique que des cas de filles mineures contraintes par des enseignants à avoir des relations sexuelles en échange d’argent ou de bonnes notes ont récemment été révélés. Ces filles scolarisées sont aussi vulnérables aux abus sexuels commis par d’autres adultes qui leur proposent de payer leurs frais de scolarité en contrepartie de relations sexuelles.

Les travailleuses domestiques mineures ne sont pas en reste car elles restent exposées à l’exploitation sexuelle à des fins de prostitution. Sur ce, le rapport souligne qu’elles sont originaires de milieux ruraux et défavorisée et déménagent en villes pour trouver un emploi de longue durée ou migrent pour travailler seulement durant les vacances scolaires afin d’aider leurs parents et de financer leurs études. Il a été noté que ces domestiques vivent des pressions de leurs employeurs comme des accusations de vol ou la promesse d’augmenter leur faible salaire les contraignant souvent à garder le silence sur ces abus sexuels. En ce qui concerne,  les enfants en situation de rue, ils restent vulnérables face à l’exploitation sexuelle à des fins de prostitution. Le rapport met en exergue le fait qu’il exerce une activité économique de survie dans la rue (mendiant, vendeur ambulent entre autres. Ils sont composés la plupart d’enfants Talibés. Les enfants en situation de handicap vivent le même calvaire selon le rapport. Ils sont ainsi exclus du système scolaire et sont très vulnérables aux abus sexuels au sein d leur foyer des institutions spécialisées et dans la rue où ils sont exposés à la mendicité forcée et à la prostitution. L’internet et les réseaux sociaux ont été indexés comme instrument facilitant le recrutement des jeunes files à Dakar pour la production de matériels d’abus sexuels et pour le racolage.

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