Rufisque Ouest / Lutte contre l’immigration clandestine : « Les structures publiques pour la formation des jeunes font cruellement défaut à Rufisque. Pourtant c’est la seule solution pour fixer les jeunes au pays ». (El Hadj T. Mbaye, Rufisque Ouest

Featured Video Play Icon

Après la mort de 60 migrants africains dont de jeunes sénégalais, noyés au large de la Mauritanie en tentant de gagner l’Europe, les autorités locales commencent à réagir. C’est le cas de la Commune de Rufisque Ouest, où, selon le président de la commission Education et formation, El Hadj Tamsir Mbaye, « Nous avons des jeunes qui vivent dans les quartiers de pécheurs comme Diokoul. Ils prenaient souvent des pirogues pour aller en Europe. Nous avons jugé judicieux de tenter de les fixer au pays à travers des formations. »

Selon lui, il s’agit de « les capaciter en leur offrant des modules de formation accessible à tous. Ils sont au nombre de 40 jeunes parmi lesquels certains avaient même tenté l’immigration clandestine. C’est pourquoi nous avons fait appel à l’ONG de la coopération Allemande pour obtenir le  financement de ces formations qui ont duré trois semaines et qui vont faciliter leur réinsertion dans le monde du travail. » Lors de cette cérémonie de remise d’attestation qui s’est tenue ce 11 décembre à la Mairie de Rufisque Ouest, l’occasion a été saisie pour déplorer le manque de centre de formation public dans le département de Rufisque. « Les structures publiques pour la formation des jeunes font cruellement défaut à Rufisque. Pourtant, c’est la seule solution pour les fixer au pays et endiguer l’émigration clandestine au Sénégal ». C’est du moins l’avis de M. Ndiaye, formateur au CSFP-BTP de Diamniadio. Une doléance que les autorités locales comptent soumettre au Chef de l’État Macky Sall…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *