Les résultats montrent une nette augmentation – de 8 à 13 % selon les pays – du nombre de personnes se revendiquant non religieuses entre 2013 et 2019. Cette progression est particulièrement observée chez les moins de 30 ans : 18 % d’entre eux s’identifient comme tels.

En Europe aussi, l’apostasie gagnerait du terrain bien qu’en l’absence de recensement lié à la confession religieuse, il soit impossible de déterminer combien d’ex-musulmans compte notre pays. Craignant les jugements et les représailles, les apostats préfèrent rester discrets et ne dévoilent leur secret que dans les milieux ou avec les personnes avec qui ils se sentent en confiance.

Nous avons rencontré plusieurs membres des “Ex-musulmans de Belgique”. Trois hommes et une femme qui ont tous accepté de nous expliquer ce qui les a éloignés de l’islam.

Tous ont grandi dans des familles qui pratiquent un islam fondamentaliste. Tous ont été déçus de n’avoir pu parler librement de religion avec leurs proches, de n’avoir obtenu aucune réponse à leurs questionnements. Tous enfin dénoncent le poids écrasant de la communauté.