Présidentielle en Algérie : « La diaspora ne se fait pas d’illusion sur la signification de cette élection »

Si les bureaux se sont ouverts jeudi matin en Algérie, ils le sont depuis samedi à l’étranger, pour permettre aux ressortissants de la diaspora de voter. Un électorat plutôt favorable à Bouteflika jusqu’en 2014, avant de prendre ses distances avec le régime et de contester aujourd’hui la tenue de l’élection, analyse l’historien Pierre Vermeren.

Les expatriés algériens ont pu se rendre à partir de samedi dans leur consulat pour élire leur nouveau chef de l’État. Mais au lieu de se ruer vers les urnes, ils ont largement dénoncé cette élection qu’ils n’estiment pas en mesure de rompre avec l’ère d’Abdelaziz Bouteflika, l’ancien président déchu en avril 2019.

Préfigurant ce qu’il allait se passer jeudi 12 décembre à Alger et dans les autres wilayas algériennes, des manifestations ont eu lieu devant les bureaux de vote notamment en France, où réside la grande majorité de ces ressortissants – 700 000 électeurs, contre 200 000 autres en Belgique et en Suisse.

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