Près d’une centaine de soldats tués, à l’aide, le Mali est en train de s’effondrer

Ces derniers jours, près d’une centaine de soldats maliens ont été tués dans des attaques attribuées aux groupes terroristes implantés majoritairement au nord du pays. Ce chiffre, donne ôté de l’effectif de l’armée, donne froid au dos. Le Mali a besoin d’une vraie aide, avant de s’effondrer.

Vendredi 1er novembre, au moins 53 soldats et un civil ont été tués dans une attaque qualifiée de « terroriste ». Un communiqué de l’armée indique que c’est une position des Fama à Indelimane, dans le secteur de Ménaka, dans le nord-est du pays, qui a été attaquée.

D’après les informations, ce sont des obus qui ont dans un premier temps été tirés par les assaillants. Ensuite par petits groupes, certains à motos et tous armés, ont convergé vers le camp militaire de Indelimane.

Le communiqué de l’armée malienne avait donné un premier bilan provisoire de 15 morts avant de le revoir à la hausse avec 35 victimes. Plus tard dans la soirée, Yaya Sangaré, le ministre de la Communication, a fait état de 54 morts, dont un civil.

Le porte-parole du gouvernement, ajoute qu’il y a de nombreux blessés et des dégâts importants du côté des forces de défense et de sécuritaire. Yaya Sangaré appelle par ailleurs à l’union sacrée pour réussir « la guerre pour la liberté ».

 

Ces lourdes pertes infligées à l’armée malienne par les jihadistes ne cessent de s’alourdir. Début octobre, l’armée a perdu au moins 40 soldats dans l’attaque de deux camps, selon le bilan officiel d’un communiqué et aggravant encore la sévérité du coup reçu par les forces gouvernementales.

Ce bilan vient confirmer l’ampleur du revers essuyé par l’armée malienne autour des camps de Boulkessy et de Mondoro, dans le centre du Mali près de la frontière du Burkina Faso. Les forces maliennes avaient repris les camps avec l’appui d’avions de chasse et d’hélicoptères de la force antijihadiste française Barkhane.

Rappelons que les forces maliennes n’avaient pas connu un tel bain de sang depuis le 17 mars au moins, quand une attaque jihadiste contre un camp de l’armée à Dioura (centre) avait fait près de 30 morts.

– Solutions introuvables –

En 2012, le nord du Mali était alors tombé sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du déclenchement en janvier 2013 d’une opération militaire à l’initiative de la France.

Mais les violences jihadistes persistent à ce jour et se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant à des conflits inter-communautaires qui ont fait des centaines de morts.

La dégradation va de pair avec une sévère crise humanitaire, près de 170.000 personnes déplacées et un cinquième de la population dans le besoin d’une aide humanitaire, selon l’ONU. Les solutions sécuritaire et politique à la détérioration de la situation paraissent pour l’heure introuvables.

Le terrorisme hante le sommeil des occidentaux, mais les Africains aussi ne sont pas en reste. La lutte contre le fléau est un combat de tout citoyen épris de paix et de justice. Le Mali, pays de paix, pris pour cible par des groupes extrémistes a besoin d’aide sérieuse, d’où qu’elle vienne.

Source : Pressafrik

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *