Mais où est donc passé Matteo Salvini ?

Le leader de la Ligue, qui s’est auto-exclu du gouvernement cet été, tente de refaire surface avec sa marche sur Rome, organisée le 19 octobre, et les prochaines élections régionales.

Dimanche 29 septembre, place du 8 août, à Bologne. La messe vient de s’achever. La fiesta des gourmands endimanchés va pouvoir commencer. Le meeting de Matteo Salvini, le leader de la Ligue (extrême droite) également. « Sacré programme pour un dimanche matin », marmonne dans sa barbe Mauro, 48 ans. Ce paysan d’Emilie-Romagne, qui cultive pommes, poires, maïs et froment, est, lui, venu pour la fête annuelle de la Coldiretti, la puissante association d’exploitants agricoles (1 470 000 adhérents).

La bonne bouffe, il la savait au programme, mais il ignorait devoir subir la propagande électorale de l’ancien vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur qui n’est plus « que » sénateur. Il n’en attend d’ailleurs aucune réponse. Jeans usagés, casquette jaune, Mauro déguste, adossé à un arbre, les tortellinis al sugo achetés au stand de La buona pasta. Il écoute d’une oreille distraite les invectives du « Capitano », déchaîné contre les migrants, contre le gouvernement et contre le Parti démocrate qui gère Bologne-la-rouge et sa région. Et qu’il entend supplanter.

Le syndrome d

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