L’Uemoa se braque contre la surcharge à l’essieu

L’Uemoa se braque contre la surcharge à l’essieu

L’uemoa se braque contre la surcharge à l’essieu. Pour assurer la protection des infrastructures routières, l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) tient à l’application stricte du règlement 14,  relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds.

S’exprimant fin septembre 2019 à Dakar, à l’occasion de la réunion des ministres en charge des Infrastructures et des Transports routiers des Etats membres de l’Uemoa, le ministre sénégalais des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, a fait le point :

« Le Sénégal, le Togo, le Benin font partie des pays-exemples qui, à près de 70%, appliquent le règlement 14. Les autres pays ont pris l’engagement d’aller plus loin pour avancer, pour progresser avec ce règlement qui est utile pour préserver le bien public que sont nos routes. Et aussi progresser dans la protection des conducteurs de poids lourds, parce qu’un véhicule surchargé est un véhicule déséquilibré qui risque un accident de la circulation, il est donc source d’insécurité routière» a laissé entendre le ministre.

Ses homologues et lui posent la nécessité de tenir compte des contraintes et résistances opposées au règlement relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises au niveau des Etats membres de l’organisation. Donnant rendez-vous l’année prochaine, l’Uemoa escompte que la législation en vigueur soit intégralement mise en œuvre dans son espace (élargi à la Guinée Bissau et au Ghana) dès juin 2020.

Ce règlement édicté en 2OO5 rend obligatoire l’équipement en installations et matériels de vérification des gabarits, poids et charges à l’essieu des véhicules lourds. Il impose également aux exploitants de véhicules de s’assurer, aux lieux de chargement et points de départ, que les camions sont en règle.

Le problème de la surcharge des camions est bel et bien d’actualité dans tous les pays d’Afrique. Fin août dernier, le ministre des Transports du Mali Ibrahima Abdoul Ly avait considéré qu’au moins « « 47 milliards de francs CFA sont perdus tous les ans sur les corridors routiers. Et cela à travers la dégradation prématurée des routes sous le poids des camions ».

L’uemoa se braque contre la surcharge à l’essieu

 

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