La nouvelle Commission esquisse une volonté de puissance inédite pour l’Europe

Difficile de ne pas voir l’empreinte de Macron dans le discours tenu par Ursula von der Leyen à l’occasion de la présentation de son équipe, ou dans le nombre de postes majeurs obtenus par des Français. Mais l’idée d’Europe puissance séduit aussi outre-Rhin.

La précédente commission avait promis d’être « politique », Ursula von der Leyen veut la mener un cran plus loin : la présidente de l’exécutif européen veut une Europe « plus forte sur la scène internationale » ; pour lutte contre le changement climatique et sauvegarder le multilatéralisme notamment. Elle veut que sa commission soit « géopolitique », et le Haut Représentant aux Affaires étrangères, Josep Borrell, s’est vu confier la création d’un groupe de travail portant le nom d’une « Europe plus forte dans le monde ».

Bien peu allemande, cette vision d’une puissance supra nationale se marie en revanche parfaitement avec le discours d’Emmanuel Macron. Qu’il s’agisse du discours de la Sorbonne, ou de la rencontre avec les ambassadeurs français fin août dernier, le président français a mis la notion de puissance géopolitique de l’Europe au cœur de son projet.

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