Immigration : pourquoi Macron met les pieds dans le plat

Le premier débat annuel sur la politique migratoire voulu par Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale, et qu’il promet « sans tabous », aura lieu le 30 septembre. « L’Obs » a sollicité les avis des députés Florent Boudié (LREM) et Guillaume Larrivé (LR) sur cette question.

Seuls ceux qui n’avaient pas pris garde aux petites phrases d’Emmanuel Macron sur l’immigration depuis le printemps s’en étonneront. Lundi 16 septembre au soir, devant 200 parlementaires réunis au ministère des Relations avec le Parlement, il a mis les pieds dans le plat. Il faut regarder ce sujet « en face », leur a-t-il dit en pointant le détournement du droit d’asile. Et d’enfoncer le clou pour ceux qui n’auraient pas compris : « La question est de savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas. Les bourgeois n’ont pas de problème avec cela : ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec ». Fermez le ban.

Voilà maintenant près de neuf mois que le chef de l’Etat s’en est convaincu : l’immigration, bien que quasi absente des conclusions du grand débat, est un sujet majeur qui préoccupe une majorité de Français. « 2022 se jouera sur la sécurité et l’immigration », avait-il décrété en recevant quelques députés de la commission des lois le 30 avril dernier. Manière de leur signifier qu’il n’avait pas tenté par hasard, quatre mois auparavant, d’imposer ce thème comme objet de discussion de sa grande consultation. « On a échangé des regards interloqués », rapporte l’un des participants, qui se rappelle, lui, les discours de campagne du candidat rendant hommage à l’ouverture d’Angela Merkel…

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