Développer l’Afrique pour éviter les flux migratoires. La chronique de Michel Scarbonchi

L’immigration est devenue en France et en Europe un des thèmes majeurs du débat politique et l’un des catalyseurs des comportements populistes de nombreux citoyens européens. Les Etats et l’Union européenne ont tenté depuis des années d’y apporter des solutions, limitées ou temporaires. Sans succès.

Face aux migrants fuyant les guerres, en Irak, en Syrie, l’UE paye 3 milliards d’euros, chaque année, au dictateur turc Receipt Erdogan, pour qu’il garde 2 millions de migrants, sur son territoire, lui permettant ainsi de nous menacer du chantage de l’ouverture des vannes de la migration, à la moindre crise.

Quant à la migration africaine, nous avons accepté, depuis 2015, que les islamistes de Tripoli et Misrata implantent, un « Hub migratoire » sur les côtes libyennes pour envahir l’Europe. Cette « foire aux migrants » a transformé la Méditerranée en cimetière marin de milliers de migrants et enrichi les milices islamistes de millions de dollars…

Plus de 150 000 candidats à la traversée attendent toujours en Libye et la route maritime « Afrique-Canaries » est réactivée fortement. Notre lâcheté ou notre inconscience à prendre, par de vraies mesures, à bras le corps ce problème, explosif, pour notre avenir tout autant que pour celui de l’Afrique, sont responsables de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

Laquelle est accentuée par les projections démographiques annoncées. A savoir un continent africain comptant 2,2 milliards d’habitants en 2050 quand l’Union européenne n’en aura que 450 millions. Avec plus du double de sa population actuelle, les démographes nous prédisent « des vagues migratoires submersives » vers le continent européen.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *