Dépôt de la plainte de Mamour Diallo contre Sonko : Frapp terrorise Me El Hadj Diouf

Mamour Diallo a déposé sa plainte contre Ousmane Sonko pour diffamation et injures publiques. Mais le mouvement Frapp/France dégage s’est lui aussi invité devant le procureur pour déposer une plainte contre l’ancien directeur des Domai­nes. Et Me El Hadj Diouf n’a pas eu une matinée de tout repos puisqu’il a été copieusement hué par Guy Marius Sagna et Cie.

C’est désormais chose faite. L’ancien directeur des Domaines a déposé sa plainte hier, contre Ousmane Sonko, devant le procureur de la République. Mamour Diallo l’accuse, à son tour, de diffamation et injures publiques dans l’affaire dite des 94 milliards. Mais Me El Hadj Diouf, avocat de M. Diallo, n’était pas le seul à voir Serigne Bassirou Guèye. Il a été précédé par les jeunes du mouvement Frapp/France dégage, alliés de Ousmane Sonko. Guy Marius Sagna et ses camarades ont déposé une plainte pour détournement de deniers publics portant sur la somme de 94 milliards contre Mamour Diallo et Tahirou Sarr. Ben Talib Sow, porte-parole du jour de Frapp/France dégage, parle de «plainte citoyenne» en vue de dénoncer le détournement de deniers publics. Ils sont motivés, dit-il, par l’attitude des députés de la majorité qui ont créé une Commission d’enquête parlementaire et conclu dans leur rapport qu’il y a des «dysfonctionnements» du côté des acteurs du secteur foncier. Dans ses habits d’accusateur, Ben Talib Sow dira qu’il y a dans cette affaire «une technique illégale de captation des plus-values par Tahirou Sarr». Il en veut pour preuve «le détournement des titres expropriés». Cela, poursuit-il, est «révélateur de la fraude née d’une stratégie de contournement d’une règle générale interdisant l’intermédiation en l’espèce». M. Sow estime, par conséquent, que le patron de Sofico a aussi «explicitement et illégalement» posé un acte d’intermédiation entre l’Etat du Sénégal et les héritiers du titre foncier 1451/R. «Ce qui lui confère la qualité d’intermédiaire qui lui a permis de tirer profit de la plus-value de 91 milliards de francs sur la base d’une rémunération. Mieux, le sieur Sarr, en tant que cessionnaire, s’est proposé de verser à la partie cédante la somme de 2 milliards 500 mille francs», conclut-il.

Mais avant de finir leur face-à-face avec la presse, l’avocat El Hadji Diouf s’est invité pour jouer au trouble-fête. Mais il en a pris pour son grade. Les animateurs de Frapp/France dégage l’ont hué et traité de «Maître violeur». Mais quand l’occasion lui a été donnée par les journalistes, Me El Hadji Diouf n’a pas été du tout tendre avec ses accusateurs qu’il assimile à des «talibés et des militants de Boko haram, prêts à mourir pour leur patron». Et il n’a pas épargné le leader du Pastef, le qualifiant de «manipulateur» et de «Satan en miniature». Après avoir prédit sa mort politique, Me Diouf a annoncé des plaintes «complémentaires» sur cette affaire de 94 milliards de mensonges parce que, dit-il, «nous voulons faire très mal». L’avocat de Mamour Diallo a d’ailleurs promis la prison à Sonko.

Il faut rappeler que le leader de Pastef avait lui aussi déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges.

Par Justin GOMIS – justin@lequotidien.sn

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