UN MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT BAS CARBONE

A technician walks through solar panels on October 22, 2016 during the opening ceremony of a new photovoltaic energy production site in Bokhol. - Senegal put into service one of sub-Saharan Africa's largest solar energy projects Saturday as it pushes to become a regional player in renewables on a continent where the majority remain off-grid. (Photo by SEYLLOU / AFP)

Avec plus de 2 milliards d’habitants sur le continent d’ici 2040, dont un demi-milliard de nouveaux urbains, et une industrie en fort développement, l’Afrique va connaître une hausse considérable de ses besoins énergétiques pour la production industrielle, les besoins de refroidissement (climatisation des bâtiments, filières agroalimentaire et médicale, etc.) et la mobilité. La demande d’énergie en Afrique progresse deux fois plus vite que la moyenne mondiale. L’Afrique face à un déficit d’accès à l’énergie persistant Dans son rapport « Africa Energy Outlook » publié récemment, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne notamment que la consommation de pétrole à l’horizon 2040 va augmenter davantage en Afrique qu’en Chine. Celle du gaz naturel connaîtra également une forte croissance. La question clé pour l’Afrique demeure celle de la vitesse de développement du réseau et du parc électrique, en particulier pour les énergies renouvelables. À ce jour, l’Afrique n’a installé que 5 gigawatts (GW) d’énergie solaire photovoltaïque, soit moins de 1 % du total mondial, alors que le continent est doté de 40 % des ressources solaires globales (tous les chiffres cités dans cet article proviennent de notre rapport). Un chantier crucial pour les décideurs politiques est de remédier au déficit persistant d’accès à l’électricité et à des modes de cuisson propres – ainsi qu’au manque de fiabilité de l’approvisionnement électrique. Ces problèmes chroniques ont freiné le développement du continent. Près de la moitié des Africains (600 millions de personnes) n’ont pas accès à l’électricité en 2018 et environ 80 % des entreprises d’Afrique subsaharienne subissent des coupures fréquentes, entraînant des pertes économiques substantielles. Des politiques publiques insuffisantes pour créer un élan énergétique En outre, plus de 70 % de la population, soit environ 900 millions de personnes, n’ont pas accès à des modes de cuisson propres. La pollution de l’air intérieur résultant de l’utilisation traditionnelle de la biomasse est à l’origine de 500 000 décès prématurés par an. La collecte du bois contribue également à la dégradation forestière et représente un fardeau et une perte de temps considérables, notamment pour les femmes. Or les mesures politiques et les plans d’investissement actuels ne créent pas l’élan suffisant pour répondre pleinement aux besoins énergétiques futurs de la population africaine. L’ambition du continent d’accélérer son développement industriel continue d’être entravée dans de nombreux pays par des services énergétiques insuffisants ou peu fiables. A technician walks through solar panels on October 22, 2016 during the opening ceremony of a new photovoltaic energy production site in Bokhol. – Senegal put into service one of sub-Saharan Africa’s largest solar energy projects Saturday as it pushes to become a regional player in renewables on a continent where the majority remain off-grid.

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